Petits ramequins pain d'épice abricot

Après quelques recettes salées, il fallait bien un peu de douceur pour laisser derrière moi les jours difficiles de ces dernières semaines. Quelques abricots dans ma corbeille pourraient bien s'accorder à merveille avec un peu de pain d'épice. L'acidité de l'abricot marié aux épices me semblait prometteur. Alors pourquoi ne pas tester. C'est comme ça, en faisant avec ce que l'on a sous la main, que la magie opère parfois…
Ces minis Duralex, trouvés lors de ma dernière balade à Paris et passant très bien au four, sont parfaits. Mais vous pouvez aussi utiliser des pots de yaourts en verre, une façon de recycler…
Ingrédients : 125 g de pain d'épice - 60 g d'amandes moulues grossièrement - 250 g d'abricots coupez en 8 - 10 cl de crème - 10 cl de lait - 4 oeufs - 60 g de sucre
Mettez les amandes dans une poêle avec 2 CS de sucre et faites caraméliser à sec, réservez. Coupez le pain d'épice en petit dés de 1 cm. Dans un récipient battez les oeufs, puis ajoutez tous les ingrédients. Remuez délicatement et versez dans les ramequins en veillant que les abricots soient bien répartis. Placez au four préchauffé à 200° pendant 25 mn. Le temps de cuisson dépend de la contenance de vos ramequins. Le mélange doit rester moelleux. À déguster encore tiède, vous pouvez même les accompagner d'un peu de crème anglaise.

Petite balade méditerranéenne… "filtrée"… charme désuet ! une fois n'est pas coutume…

Portrait en cuisine

Si vous voulez en savoir un peu plus sur la cuisinière que je suis, allez faire un petit tour du Côté Est. Il y a quelques semaines, j'avais reçu chez moi pour un portrait, Marie Audhuy et Jo Pesendorfer, respectivement journaliste et photographe pour le magazine Maisons Côté Est. Un rencontre très sympathique qui m'a valu le rôle de "l'arroseur arrosé" ou quand je me fais prendre en photo en train de faire une photo ! Merci à elles…
Et parce que l'on ne parle pas que de moi ! Lisez attentivement l'article consacré à la Maison de Juliette, une halte de charme dans le Pays de Montbéliard. Chambre et table d'hôtes aux airs gustaviens immergée dans un écrin de verdure.
Et pour ne pas faillir à ce portrait, une recette s'impose… toute simple mais pleine d'effet.

Astuce : si vous achetez une pâte toute prête, saupoudrez-la avec quelques graines, pavot, sésame, moutarde… puis passez le rouleau à pâtisserie.Tout de suite, elle prendra des airs de fête et votre tarte aura un petit truc en plus qui donnera envie de la croquer.
Tarte à la courgette et brocciu au pesto
Ingrédients pour 6 tartes (environ 12 cm) : 500 gr de pâte brisée (+ quelques graines de pavot et de sésame grillé) - 3 belles courgettes - 300 g de brocciu - 3 CS de pesto - 1 oignon rouge - sel poivre - ciboulette - thym
Étalez votre pâte, saupoudrez avec les graines puis passez le rouleau pour les incruster dans la pâte. Puis chemisez les petits moules avec la pâte (côté graines contre le moule) puis piquez-la avec une fourchette. Garnissez d'un papier sulfurisé puis versez des haricots blancs et placez au four préchauffé à 180° pendant une dizaine de minutes (placez quelques temps vos moules au réfrigérateur et enfournez pâte bien froide). À 7 minutes, retirez les haricots et finissez la cuisson. Réservez.
Coupez les courgettes en rondelles puis faites-les revenir dans un peu d'huile d'olive avec l'oignon, salez, poivrez à votre goût. Ajoutez un peu de ciboulette ciselée et de thym. Elles doivent être souples mais encore un peu croquantes. Réservez au chaud.
Mélangez le bruccio et le pesto, assaisonnez à votre goût puis étalez-le au fond des tartes. Déposez des rondelles de courgettes sur le fromage. Faites une petite quenelle de bruccio et déposez-la sur les courgettes. Mangez quand les courgettes sont encore tièdes mais aussi très frais, tout dépend de la météo… aujourd'hui ce sera tiède !

Ne jetez surtout pas les chutes de pâtes, faites-en des petites baguettes à croquer ou servant à décorer votre tarte et pourquoi pas, à tremper dans le brocciu s'il vous en reste…
Parfois la météo joue sur le cours des choses…
Quelques enchaînements climatiques m'ont éloignée de ma cuisine… le calme revenu, bientôt une nouvelle recette !
Il faut dire que Montbéliard a été traversé par un orage de grèle sans concession… Des glaçons bien ronds, gros comme des boules de billard projetés avec une force incroyable… des vitres brisées, ma voiture explosée et des tuiles cassées… après la tempête, un spectacle de désolation… En fermant mes volets, j'ai essuyé l'attaque d'un grêlon qui m'a fait un bel hématome… La météo m'en veut… il faut dire qu'il y a 15 jours, j'ai été victime d'un coup de vent sur une plage et surtout d'un parasol qui s'est envolé, la pointe droite en avant… résultat 7 points dans la bouche et régime paille pendant quelques jours… Vous comprendrez alors pourquoi j'ai quelque peu laissé tomber mes casseroles !
Alors cet été à la plage… faites attention aux parasols, je m'en sors bien mais ça aurait pu être plus sérieux.



Au bord du lac… en Suisse
En mai fait tout ce qu'il te plaît… ou presque ! Car quand la météo a décidé d'être maussade rien ne l'arrête… C'était sans compter sur notre persévérance qui, malgré la pluie, a tenu bon. Une fois encore, je vous emmène en balade. Pour l'heure, ce sera un petit tour au bord du lac de Brienz dans l'Oberland bernois, une région riche en paysages qui se multiplient selon les saisons. Je dirais même que la pluie et les brumes présentes lui donnent un charme romantique. Chalets en bois colorés, eau turquoise (oui on est presque dans un lagon, la température de l'eau et de l'air en moins !)… canards, poules d'eau, cygnes… le spectacle est permanent… Je vous laisse donc découvrir en image ce petit coin de paradis.



À ne pas
manquer, la visite chez le poissonnier du village qui propose des filets
de perches du lac fraichement pêchées le matin même. Légèrement farinés
et passés au beurre… un régal…


Le cygne… un grand amateur de pissenlit !

Un petit village qui semble flotter sur le lac…


Au coeur du village, les chalets rivalisent de couleurs sous le regard curieux des jeunes vaches. Le soir, quel plaisir d'aller chercher le lait encore tiède à la ferme… On en profite pour acheter fromage et beurre… le petit déjeuner risque d'être copieux…

Ici le printemps commence juste à réchauffer l'atmosphère, cela dit la neige n'était pas très loin sur les sommets…
C'est avec enthousiasme que nous avons bravé la pluie pour faire une balade (escarpée) dans la forêt au son des chutes d'eau grossies par la fonte des neiges. Entre les arbres, on devine dans la brume le grand hôtel Giessbach, autrefois simple point de vue, repère des peintres qui par la suite est devenu un lieu touristique. Pour en savoir plus… Je n'ai pas testé préférant l'accueil chez l'habitant pour cette fois…
Et pour sortir de cette nature enivrante, un petit tour à Thun située au bord du lac éponyme. Thun offre une architecture particulièrement colorée, les rues sont bordées de petites maisons étroites surplombées par un très beau château.

Une petite balade pour tous ceux qui n'ont pas pu prendre un long week end, j'espère vous avoir fait voyager un peu. La semaine prochaine, je change de cap… direction le sud… j'espère pouvoir vous faire partager à nouveau mes découvertes… en attendant vous pouvez toujours patienter avec une petite…
Crème d'asperges vertes glacée et sa chantilly au Comté…

Pour nos amis suisses, on peut très bien remplacer le Comté par un de vos nombreux très bons fromages qui s'apparentent au Comté…
Pour le velouté : 600 g d'asperges vertes - 20 cl de crème liquide - 2 petites échalotes - sel - mélange 5 baies
Coupez la base des asperges qui est un peu dure sur 15 mm environ puis faites-les cuire à l'eau bouillante salée (ne couvrez pas, elles garderont ainsi leur belle couleur verte). Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau (tout dépend de la taille des asperges). Égouttez et réservez. Émincez les échalotes et faites-les revenir à la poêle avec une noix de beurre.
Coupez les asperges en morceaux de 1 cm
environ. Mixez le tout finement en ajoutant la crème liquide et les échalotes. Salez et assaisonnez à votre goût avec le mélange 5 baies.
Laissez refroidir. Si vous trouvez le velouté un peu épais vous pouvez ajouter un peu de bouillon de légumes jusqu'à ce qu'il ait la consistance que vous souhaitez.
Pour la chantilly : 25 cl de crème liquide - 70 g de Comté râpé - poivre
Faites chauffer la crème et incorporez le Comté râpé jusqu'à ce qu'il soit complétement fondu, assaisonnez avec le poivre, le Comté étant déjà salé, pour ma part, je ne rajoute pas de sel. Faites refroidir. Si vous voulez réussir votre chantilly, la crème doit être bien froide et le récipient dans lequel vous la ferez aussi. Un bol métallique placé quelques minutes au congélateur sera parfait. Mettez la crème au Comté bien froide dans le récipient froid et battez jusqu'à ce que la crème soit montée en chantilly.
Versez un peu de crème d'asperge froide dans des bols ou des verrines, puis déposez une quenelles de chantilly. Assaisonnez avec un tour de moulin de mélange 5 baies.
Découvrir le Comté à Paris… un comble pour une franc-comtoise !

C'est avec grand plaisir que j'ai redécouvert le terroir du Comté lors d'une journée découverte autour d'une dégustation et d'un atelier de cuisine. Je n'avais jamais eu l'occasion de participer à une dégustation de Comté. Nos sens sont sollicités pour décrypter toutes les subtilités de ce fromage riche en nuances. Regarder, sentir, goûter…

Il s'avère que sa palette aromatique est très subtile et dépend de multiples critères, saisons, terroirs et vieillissement. Un Comté à pâte blanche est un Comté d'hiver fabriqué lorsque les vaches restent à l'étable et sont nourries avec du foin (mais attention pas avec n'importe quel foin, celui de leur terroir). Celui à pâte plus jaune est un Comté d'été. Nos Montbéliardes broutant généreusement les plantes fraîches riches en carotène. L'origine du lait imprime ses arômes dans le Comté, selon la région de production, son goût peut être différent.
Claire Perrot a su nous faire découvrir toutes ces subtilités. Un enseignement qui permet d'affirmer ses préférences.

C'est dans une ambiance décontractée mais affairée que la journée s'est poursuivie avec Gontran Cherrier et Benjamin Darnaud, un duo plein d'enthousiasme et de dynamisme. Au menu, mille feuilles de pain d'épice au Comté, avocat et concombre, tarte fine au comté, oignons rouges et anchois et pour finir un burger Comtois au veau. Chacun a mis la main à la pâte. Le burger a remporté un franc succès, c'est certain ça change de M***O ou Q***K… et si le vrai burger était franc-comtois ?

Mayonnaise au fouet… et pains au paprika faits par Gontran Cherrier.


La main à la pâte…

Et pour ne pas ce quitter sans une dernière explication de taille, je vous suggère de visionner ce petit film qui vous explique la légende du
Comté.
En plus vous aurez le choix du narrateur !
D'autres blogs en parle… ça se passe chez Pascale et Anne,
Je vous avais déjà présenté le Comté… c'est ici.
Tarte gourmande… en plein dans le mille !

Une méchante NCB (à savoir névralgie cervico-brachiale) m'éloigne depuis quelques jours de mon ordinateur… Difficile donc de poster en ce moment… par contre c'est devant mes fourneaux, debout, que je suis le plus à l'aise… alors je ne me prive pas d'essayer quelques nouvelles recettes… Comme tout le monde sait que le chocolat est un très bon médicament, j'ai décidé de troquer les pilules multicolores du pharmacien contre une bonne ganache… ça aide à prendre son mal en patience !

Une recette nouvelle… non pas vraiment mais une adaptation de la tarte au citron… la recette est ici pour la pâte…
Pour la garniture de la tarte au chocolat : 300 g de chocolat
noir - 25 cl de crème
fraîche (une crème entière)
Hachez le chocolat. Dans une casserole, versez la crème puis portez à
ébullition. Versez la crème sur le chocolat, bien mélangez jusqu’à
ce que le chocolat soit fondu. Le mélange doit être bien homogène. Versez sur les fonds de pâte (refroidi), placez au
réfrigérateur pour que la ganache durcisse, puis dé-gus-tez !

Mon petit jardin de "fenêtre" !
À la demande générale… le filet mignon de veau au pesto

Le filet mignon est une viande que j'aime préparer. En général, c'est très bien apprécié que ce soit le veau ou le porc et même le bœuf… facile à préparer, il permet beaucoup de créativité. Ici c'est avec des accents méditerranéens qu'il est cuisiné.
Ingrédients pour 6 personnes : 1 filet mignon de veau (environ 1 kg 200) - 4 tranches fines de jambon cru - sel et poivre
Pour le pesto : 3 bouquets de basilic frais (je me base sur les bouquets achetés chez mon primeur) - 3 CS de parmesan râpé - 1 bonne poignée de pignons - 1 ou 2 gousses d'ail (selon votre goût) - huile d'olive.
Préchauffez votre four à 200°.
Pour le pesto, mixez tous les ingrédients sauf l'huile (au mortier ou au robot) puis ajoutez peu à peu de l'huile d'olive jusqu'à obtention d'une pâte.
Incisez le filet mignon sur toute la longueur, veillez à ne pas l'entailler. Bien l'ouvrir, salé et poivré puis déposez les tranches de jambon, étalez le pesto sur toute la longueur du filet sur le jambon. Refermez le filet en le roulant sur lui-même et en le ficelant.
Déposez le filet dans un plat allant au four, à l'aide d'un pinceau passez un peu d'huile d'olive sur le dessus, salez et poivrez puis mettez au four 30 minutes environ. Surveillez la cuisson, idéalement le filet doit être rosé.
Vous pouvez servir votre filet mignon avec de la polenta aux tomates séchées.

Si quelqu'un a une très bonne recette d'artichauts poivrade…

Tarte au citron pas meringuée mais chocolatée !

En fait ce qui me gène dans la tarte au citron meringuée… c'est la meringue… alors pour satisfaire mon envie, je troque le blanc d'oeuf contre quelques copeaux de chocolat bien noir. Même si je suis assez chocolat au lait… avec le citron, le petit goût corsé du noir a ma préférence. Un dessert plein de caractère qui termine parfaitement le repas dominical… Je les ai faites de petites tailles car après un mignon de veau au pesto accompagné de polenta, les estomacs sont bien remplis !

Ingrédients pour 6 grosses tartelettes ou 12 petites (c'est selon la taille de vos moules !)
Pour la pâte sablée : 250 g de farine - 120 g de beurre - 75 g de
sucre glace - 2 jaunes d'oeufs - 2 CS d'eau
Garniture au citron : 150
g de sucre - 6 dl d'eau - 2 jus de citron (citrons non traités) + les
zestes - 60 g de maïzena - 60 g de beurre - 4 jaunes d'oeuf
Décor : Quelques carrés de chocolat noir (70% de cacao)
Pour les fonds de tartes… Préchauffez votre four à 160°. Dans un récipient, travaillez le beurre en pommade avec le sucre glace. Ajoutez les
jaunes d'oeufs et mélangez bien puis peu à peu la farine, vous obtiendrez une texture sablée. Ajoutez l'eau, mélangez et faites une boule de pâte en la pétrissant délicatement jusqu'à ce qu'elle soit bien homogène. Enveloppez-la d'un film et placez au réfrigérateur. Vous pouvez préparer votre pâte la veille.
Étalez votre pâte délicatement sur une épaisseur de 3 mm puis découpez des disques et garnissez vos moules. Piquez la pâte et replacez quelques minutes au réfrigérateur. Placez une feuille d'aluminium sur vos fonds et garnissez de haricots, enfournez 10 minutes, retirez l'aluminium et les haricots et terminez la cuisson (15 minutes environ). Sortez du four et laissez refroidir.
Pour la crème au citron… Délayez la maïzena avec un peu d'eau. Mettez
dans une casserole l'eau, le sucre, le jus des citrons, le zeste d'un
citron et la maïzena délayée. Portez à ébullition jusqu'à ce que le
mélange épaississe (consistance d'une crème). Hors du feu, ajoutez les
oeufs et le beurre coupez en morceaux, mélangez jusqu'à ce que la crème
soit homogène. Versez la préparation dans les fonds de tartes et laissez bien refroidir avant de faire des copeaux de chocolat avec un couteau économe.


Un dimanche casanier et gourmand… Filet mignon de veau au pesto accompagné de polenta aux tomates séchées.
Salade de radis roses

Et bien voilà, il est temps de ressortir les saladiers à pois, les serviettes à fleurs et les nappes à rayures… la douceur revient, soyons prêts à accueillir le soleil avec de jolies recettes pleines de couleurs… la thématique du jour : le ROSE. Vous ferez le plein d'énergie avec cette couleur gourmande plus souvent attribuée à la pâtisserie. Du croquant sous la dent assurément !
Ingrédients : 2 bottes de radis roses assez gros (et bien fermes) - 1 petite betterave rouge crue - quelques branches de persil plat - sel - mélange 5 baies - huile d'olive - vinaigre de miel - 1 CS de graines de sésame grillées - 1 petit oignon rouge
Équeutez les radis et passez-les sous l'eau froide pour enlever la terre ou le sable. Détaillez-les en fines rondelles à l'aide d'une mandoline. Épluchez la betterave et râpez-là en très très fines lanières. Dans un saladier, mélangez radis et betterave, l'oignon émincé, le persil ciselé et le sésame. Assaisonnez à votre goût avec l'huile, le vinaigre, le mélange 5 baies et le sel.
Le petit goût sucré de la betterave adoucit le côté parfois piquant du radis.
Pour un apéritif dinatoire, servez cette petite salade dans des verrines ou des minis bols… ou tout autres contenants qui s'y prêtent.

En attendant que le printemps arrive…

Ah ! il pleut… et il fait froid… c'est Pâques aux tisons…
Alors voici quelques fleurs printanières pour égayer ce week end arrosé…



